Arquivo da categoria ‘mundotexto en français’

Roman Jakobson (1896-1982). Essais de linguistique générale : aux sources du structuralisme.

par Karine Philippe, Sciences Humaines.

Au plus proche des avant-gardes de son temps, Roman Jakobson est une des figures de proue de la linguistique structurale. De Moscou à Prague puis New York, il laisse dans son sillage une oeuvre aussi influente qu’éclectique.

Roman Jakobson, Le « globe-trotter » du structuralisme

Né en 1896 à Moscou, Roman Jakobson se passionne très tôt pour l’étude des formes linguistiques et poétiques. Proche des poètes futuristes, il participe à la fondation du Cercle linguistique de Moscou en 1915. En 1920, il s’installe en Tchécoslovaquie, découvre les théories linguistiques de Ferdinand de Saussure, précurseur du structuralisme. Avec Nicolaï Troubetzkoï, il fonde le Cercle linguistique de Prague (1926), où ils vont donner naissance à la phonologie. En 1939, il se réfugie à Copenhague, puis s’installe aux Etats-Unis où, en 1942, il rencontre Claude Lévi-Strauss et lui fait découvrir la linguistique structurale. Celui-ci en adaptera les principes à l’anthropologie, initiant ainsi la vague structuraliste qui culminera dans les années 60. R. Jakobson enseigne ensuite à l’université de Columbia (1946-1949), puis à Harvard (1949-1967). A partir de 1957, il enseigne également au MIT (Massachussets Institute of Technology), où ses théories marqueront de nombreux étudiants, parmi lesquels Noam Chomsky et Morris Halle, fondateurs de la grammaire générative. « Véritable globe-trotter du structuralisme » (François Dosse), R. Jakobson laisse une oeuvre aussi influente qu’éclectique, jalonnée d’une multitude d’articles dont certains sont rassemblés dans les Essais de linguistique générale.

Pour découvrir la réponse à la question du titre, accédez le lien: http://www.scienceshumaines.com/roman-jakobson-1896-1982-essais-de-linguistique-generale-aux-sources-du-structuralisme_fr_4522.html

Le blogue et l’apprentissage de l’écriture

Le blogue comme outil de développement de la compétence à écrire au primaire: identifier son intention d’écriture pour mieux se faire comprendre

Via Scoop.itAcquisition de l’écriture

par Stéphane Allaire, Pascale Thériault, Evelyne Lalancette, Vincent Gagnon, Université du Québec à Chicoutimi.

L’écriture, une compétence complexe à développer de façon stratégique

L’écriture est une compétence cruciale pour la réussite scolaire et l’émancipation en société d’un individu. Or, écrire est un acte complexe qui exige l’organisation et la réorganisation, et la mobilisation et la construction de connaissances, tant sur l’écriture que sur le monde (…)

En lire plus: rire.ctreq.qc.ca

Antoine de Saint-Exupéry, l’auteur du Petit Prince, aurait eu 113 ans aujourd’hui.

Foto: 29 Juin: date anniversaire de la naissance d'Antoine de St Exupéry, auteur, entre autre, du célèbre "Petit prince".

“Le langage est source de malentendus”. (Saint-Exupéry)

Le Petit Prince en sanskrit.

Le Petit Prince en sanskrit.

La fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (F-ASEJ) lance un projet pionnier pour 2013, à l’occasion du 70ème anniversaire du livre “Le Petit Prince”: rendre accessible ce célèbre conte d’Antoine de Saint-Exupéry aux enfants et adolescents aveugles et mal-voyants.
Ce film réalisé par la fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse, en collaboration avec l’armée de l’air et avec le soutien de Dassault Aviation et Dassault Systèmes, est destiné à promouvoir ce projet d’édition adaptée du livre “Le Petit Prince” pour les jeunes aveugles.

Pour plus d’information : http://www.fasej.org.

Audio livre Le Petit Prince.
Pour travailler la compréhension orale, ou tout simplement redécouvrir ce classique d’une autre manière.

Pour le télécharger directement:
http://www.mediafire.com/download/li09m0e8dw66ieu/AudioBook+-+Livre+audio+-++-+Le+Petit+Prince+-+Jean-Louis+Trintignant.mp3

Comment comprendre l’expression française: “Vouloir le beurre et l’argent du beurre”? Dans quel contexte emploie-t-on cette expression ?

Le beurre

Voilà les significations:

Tout vouloir, sans contrepartie.

Vouloir gagner sur tous les plans.

Alors, l’origine:
L’usage de cette expression nous vient au moins de la fin du XIXe siècle. Le bon sens paysan veut qu’on ne puisse pas, honnêtement, vendre le beurre qu’on vient de fabriquer, en garder l’argent, mais garder aussi le beurre, histoire de pouvoir le revendre encore et encore.

File:Baratte normande.jpg

Baratte normande utilisée pour transformer le lait en beurre.

Vouloir toujours tout garder à soi, vouloir tout gagner sans rien laisser aux autres, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre. Même si on réussit temporairement et honnêtement à garder le beurre et l’argent du beurre, il ne faut jamais perdre de vue que le beurre, comme l’argent, peuvent fondre très facilement et rapidement.

Quelques variantes:

Vouloir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière / fermière.
Vouloir le beurre, l’argent du beurre et la fille de la crémière / fermière.
Vouloir le beurre, l’argent du beurre et la crémière / fermière.

À propos des variantes, il faut souligner qu’il n’est pas politiquement correct de dire cela, mais au moins c’est drôle.

Pour en savoir plus: expressio.fr.

4e Rencontre Internationale de l’ISD qui se tiendra à Genève du 17 au 19 juillet 2013.

ISD

Faisant suite aux rencontres qui ont eu lieu à Sao Paulo (2005), à Lisbonne (2007) et à Belo Horizonte (2008), ces 4èmes Rencontres se proposent de réfléchir aux conditions, aux modalités et aux effets de la dynamique qui caractérise l’interaction permanente entre activités humaines et productions langagières. Seront ainsi (re)mis en discussion les fondements théoriques et épistémologiques qui permettent de penser cette dynamique interactive, les approches méthodologiques mobilisées pour la saisir, les cadres dans lesquels elle se déploie, ses multiples formes de manifestation, la nature et la teneur des effets engendrés, ou encore les propriétés structurelles et fonctionnelles des unités et des processus qui y sont impliqués.

Cette 4ème édition des Rencontres constituera également l’occasion de rendre hommage à Jean-Paul Bronckart, initiateur de cette approche.

Cliquez sur le lien pour accéder au site: http://www.isd-international.org

Sur les manifestations d’hier…

Il était une fois, un peuple qui s’est réveillé et n’a pas accepté le costume de clown. Tout le monde a crié dans la rue: ÇA SUFFIT!

Selon Lemonde.fr: “Ci-gît une nation conformiste. Le Brésil s’est réveillé !

J’habite à Curitiba, une ville célèbre pour sa froideur, où les gens ne se parlent pas et ne sortent pas dans la rue. Aujourd’hui, je suis descendu dans la rue et ce que j’ai vu m’a ému. Il ne s’agit pas que d’une histoire de 20 centimes. Je suis homosexuel et je vois tous les jours [des religieux et des hommes politiques] crier contre mes droits civils. Et pire que tout, je vois le gouvernement de gauche prétendument aveugle face aux violences. On a manifesté jeudi dernier à Sao Paulo et quand on a crié “Pas de violence”, la police a répondu avec des balles, du gaz, de la haine. On en a marre d’avoir une police militaire héritière de la dictature.

  • “On a besoin d’un nouveau pays”, par Barros Monica, 38 ans

Aujourd’hui, j’ai vu mon pays changer. Les images de guerre ne représentent pas ce qu’il s’est vraiment passé à Rio ce soir, la grande manif était pacifique. Mais les scènes de violence qui se sont produites ne m’étonnent pas. Je ne connais pas une seule personne ici qui n’en a pas marre de la situation. La hausse du prix des transports publics, les hôpitaux pleins, le manque de sécurité et maintenant cette Copa das Confederações qui se moque de nous… On n’a pas besoin des nouveaux stades de football, on a besoin d’un nouveau pays. Tous les gens qui habitent ici sont d’accord avec les mots de De Gaulle : “Le Brésil n’est pas un pays sérieux.” C’est triste. C’est vrai. C’est de notre faute. Mais ce soir, quelque chose a changé, et pas seulement à Rio et Sao Paulo. Tout ce pays énorme s’est relevé en criant “Ça suffit !”

Une fois, j’ai assisté à une conférence sur combien de langues nous pouvons parler. L’orateur a souligné des aspects tels que l’interlangue, le bilinguisme, le multilinguisme, la politique linguistique. Une autre fois, un professeur m’a démandé de traduire un texte écrit en plusieurs langues et un autre avec des mots “mélangés”. J’ai compris beaucoup de choses, même sans connaître toutes les langues utilisées.

Pour en savoir plus sur l’apprentissage des langues: Comment les bilingues passent-ils d’une langue à l’autre ?
Par Agnès Roux, Futura-Sciences

Les personnes bilingues peuvent facilement jongler entre deux langues. Une étude montre qu’elles seraient capables de distinguer deux systèmes de sons différents et de les manipuler en fonction de leur interlocuteur.

Loin d’être un handicap, le bilinguisme est un atout pour le développement du cerveau. La plupart des spécialistes s’accordent à reconnaître ses bienfaits pour la croissance de l’enfant. Une équipe américaine a par exemple mis en évidence la capacité des enfants bilingues à s’adapter plus rapidement aux changements.

Les personnes ayant été baignées tôt dans un univers multilingue peuvent facilement jongler d’une langue à l’autre sans s’emmêler les pinceaux. Il est fascinant d’observer de jeunes individus naviguer parfaitement entre deux langues, sans hésitation et avec une maîtrise parfaite de l’accent.

Selon cette étude, les bilingues seraient capables de classer les différentes langues par systèmes de sons.
Selon cette étude, les bilingues seraient capables de classer les différentes langues par systèmes de sons. © clappstar, Flickr, cc by nc nd 2.0

Depuis de nombreuses années, les scientifiques se demandent comment le cerveau effectue les transitions linguistiques avec tant d’aisance. Sur ce sujet, deux courants de pensée s’affrontent. Les uns pensent que les bilingues possèdent une « case » cérébrale pour chaque langage. Les autres suggèrent, au contraire, que les deux langues sont mélangées et que les bilingues s’ajustent à chacune d’elles en rééquilibrant les sonorités. Des chercheurs de l’université d’Arizona viennent de trancher sur ce sujet. Dans leur étude, publiée dans la revue Psychological Science, ils avancent que les deux langues sont organisées par sons. Ainsi, par exemple, le « r » roulé espagnol et le « h » aspiré à l’anglaise seraient rangés dans des cases spécifiques du cerveau, accessibles quand nécessaire.

Les bilingues sautent facilement d’une langue à l’autre

Pour leurs expériences, les chercheurs ont étudié 32 bilingues anglo-espagnols ayant appris leur deuxième langue avant l’âge de 8 ans. Ils leur ont fait écouter deux mots : « bafri » et « pafri ». Ces derniers ne sont pas signifiants, et changent uniquement par leur première syllabe, « ba » ou « pa ». Or, lorsqu’un hispanique prononce ces mots, à l’écoute, la différence phonétique est très subtile, et donc difficile à détecter pour une personne uniquement anglophone (et donc ne parlant pas espagnol). Par cette étude les chercheurs ont voulu tester la capacité des bilingues à différencier ces deux sons.

Les participants ont été séparés en deux groupes. Dans l’un, les chercheurs ont prévenu le premier que les mots seraient prononcés à l’espagnole, c’est-à-dire en accentuant sur le « r ». Pour le deuxième, ils leur ont expliqué que les mots seraient énoncés avec la prononciation anglaise. Enfin, les auteurs leur ont demandé si la première syllabe était un « ba » ou un « pa ».

Deux systèmes de sons rangés dans le cerveau

Les résultats montrent que les participants perçoivent différemment les mots s’ils ont une sonorité anglaise ou espagnole. Cela montre que les bilingues sont capables de trier les sons provenant de deux langues différentes. « Si on les positionne en mode “anglais”, ils agissent comme anglophones, et si on les place en position “espagnol”, ils se comportent alors comme des hispanophones », résume Andrew Lotto, directeur de cette étude. Leur façon d’assembler et de prononcer les mots serait donc influencée par le monde qui les entoure.

La plupart des gens pensent que les différences majeures entre les langues sont la grammaire et les mots. Or, cette étude suggère que la véritable dissemblance vient des sons. Les personnes qui apprennent un deuxième langage sur le tard seraient déjà imprégnées des sons de leur langue maternelle et auraient alors beaucoup de mal à s’en défaire. « C’est pour cette raison que ces personnes ont très souvent un accent dans une langue étrangère », conclut le spécialiste.

Le petit signe noir

Le 8 novembre 2002.

Pour me résumer, il suffit de dire que je suis gauchère et maigrichonne. Mes bras, mes jambes, mes doigts, mon cou, toutes les parties de mon corps sont maigres. Parfois, j’arrive à penser que je suis aussi fine que mes cheveux.

Tous les matins, je regarde ma peau et mes yeux noirs dans le miroir. Je m’inquiète de voir aussi mes cernes. Il est fréquent que je les aie. Alors, je travaille, j’étudie, je dors peu, je lis beaucoup. Mais j’aime lire! Je n’imagine pas ma vie sans la lecture. Je ne regarde pas souvent la télé parce que les programmes m’ennuient. Bien sûr, je préfère jouer avec ma petite fille et lui raconter quelques histoires de mon enfance.

À la fin, la particularité que j’adore: le petit signe noir que ma main gauche présente. C’était très utile pour moi quand j’ai commencé mes études à l’école. Je ne me souvenais jamais de ma main droite. Mais je savais que la gauche avait un point noir.

Bien que l’égalité et la solidarité manquent dans le monde, l’intégration entre les peuples ne sera jamais une utopie. C’est une flamme de vive force qui brûle depuis longtemps.

Bien que l’être humain soit victime de l’injustice, il doit se maintenir inspiré pour lutter pour l’union et pour la fraternité. De sorte qu’une kyrielle de reproches ne le rebaissera jamais.

Bien que les démonstrations de sincérité et de loyauté manquent dans les relations humaines, il faut compter sur la force des liens d’amitié. C’est un compromis pour toute la vie.

Bien que la beauté de l’essence humaine soit salie par les intérêts individuels et par la recherche du pouvoir, il y a encore un espoir de régénération. Il existera toujours l’espoir de liberté, d’être comme un oiseau et de pouvoir voyager dans le monde pour promouvoir la paix.

Bien que nous vivions dans une époque de tant d’indifférence, de découragement et de ségrégation, il y aura toujours quelqu’un pour les combattre. Il y aura également toujours place pour la nuance, élément nécessaire à une véritable intégration entre les peuples. C’est ce que se propose le multilinguisme à l’intérieur de la Francophonie.

J’ai écrit cette poésie pour le Concours International des 10 Mots de la Francophonie (édition 2001/2002) et elle a été publiée une première fois dans le receuil des meilleurs textes, intitulé Échanges. Je remercie de façon très spéciale la professeur Sylvie Dion pour son soutien.

La référence bibliographique est comme suit: ROSA, C. E. S. . Bien que… In: Échanges. Paris: Societé d’Imprimerie Barneoud, 2002. p. 152.